LE LEXIQUE DE LA CONSTRUCTION PISCINE
Votre projet piscine se dessine. Vous avez des devis en main, des conseils de votre entourage, et surtout, vous avez bien regardé sur Piscine Espace tout ce qu'il vous fallait pour profiter d'un bassin à la mesure de vos envies... Mais quel charabia ! Vous n'avez rien compris, trop de mots barbares et techniques...
Rassurez-vous, nous avons pensé à vous ! Le lexique de la construction piscine, tiré de l'excellent magazine La Piscine : sa construction (Hors Série - mars 2008) est fait pour vous.
A comme...
...Accrochage liner
Profilé placé en haut de paroi, sous margelle, destiné à
l’accrochage du liner (également parfois de la membrane armée). Il
permet ainsi la dépose de celui-ci sans nécessité de retirer les
margelles au préalable.
Diminutif habituellement utilisé au lieu du nom : aggloméré de béton appelé encore parpaing, moellon, ou cairon dans le sud-est. Concerne le bloc de béton à granulat lourd (ou léger) préfabriqué, destiné à la réalisation des murs verticaux avec liaison au mortier de ciment. C’est l’agglo creux de 0,20 m d’épaisseur qui est le plus utilisé, rarement l’agglo plein.
Agglo à brancher
Agglo creux à plus grandes alvéoles que l’agglo de base. Conçu pour couler à l’intérieur un béton léger et permettre de passer des fers de renfort. Un agglo à bancher de 0,20 m donne une épaisseur de béton d’environ 0,15 m. a l’exception des nouveaux blocs de béton à bancher spécialement conçu pour la piscine, l’agglo à bancher classique ne permet pas d’obtenir une véritable paroi homogène en béton armé et un coulage de ce béton en une seule fois (fond + parois). La mise en œuvre du béton nécessite, en outre, un très grand soin pour s’assurer que la totalité de ce type de coffrage est remplie de béton. Pour la réalisation de piscines avec étanchéité liner, membrane armée ou polyester armé, lorsque les parois ne dépassent pas 1,20 m de haut (chaînage béton compris) il n’est pas nécessaire de faire appel à ce type de matériau. L’emploi d’agglo creux de 0,20 et enduit ciment 2 couches répondent parfaitement aux exigences de cette construction dans la plupart des cas à condition, bien évidemment, que le bassin ne reste pas vide et que le remblaiement périphérique ait été fait en agrégats compactable.
Agrégats
Voir « Granulats »
Banche
Coffrage préparé à l’avance qui permet de couler le béton en élévation. Le terme « agglo à bancher » est issu de cette définition.
Banquette
Appelée encore safety ledge, prolonge la profondeur intérieur du petit bain en périphérie de toute la piscine. Elle permet ainsi d’avoir pied tout autour de la piscine. Si son origine remonte aux anciennes techniques de pose des panneaux de piscines modulaires, elle présente l’inconvénient d’être une zone plus délicate à entretenir. Non seulement le passage du balai aspirateur manuel est long (du fait de cette zone étroite) mais beaucoup d’appareils automatiques de nettoyage peuvent être handicapés dans leur fonctionnement. Les pentes à 45° de la fosse à plonger (de type tronc de pyramide) offre la possibilité d’avoir pied en périphérie dans cette partie du grand bain.
Barbacane
Ouverture étroite dans un mur de soutènement pour faciliter l’écoulement des eaux issues des terres retenues.
Béton
Matériau obtenu par liaison des agrégats (sable, gravier …) au moyen de
liants (entre autres divers types de ciment). La qualité des agrégats
et des liants, leurs choix et leur composition, les adjuvants chimiques
utilisés pour renforcer, compléter les qualités d’un béton et faciliter
leur emploi font qu’il y a de nombreuses manières de réaliser un béton
et la qualification des maçon aidant, le résultat sera très différent
d’un béton à l’autre.
Béton armé
Renforcement de la résistance mécanique du béton par une mise en place
d’armatures, principalement en fer spécial béton, sous diverses formes
et conceptions. La nature du matériau, sa mise en œuvre, la qualité du
professionnel feront de ce béton un ouvrage répondant ou non aux
résistances demandées. Le fait de faire appel à du béton et du fer à
béton pour réaliser une piscine ne veut pas dire pour autant qu’il
s’agit d’une véritable piscine béton armé dont le terme est réservé à
une cuve monobloc étanche o ù béton et armature sont en continu
(horizontal et vertical) selon une étude précise préalable d’un
ingénieur béton armé. Certains procédés modernes de construction
utilisent le béton armé en renfort d’une structure modulaire conçue
soit comme support pour recevoir une étanchéité indépendante (liner,
membrane armée, polyester armé), soit pour assurer elle-même
l’étanchéité du bassin.
Béton-maçonnerie
Bassin dont le radier est en béton (armé ou non) et les parois en maçonnerie (agglo, agglo à bancher)
Béton de propreté
Couche de béton maigre (faiblement dosé), déposée sur le sol pour
obtenir une surface de travail nette et propre, avant la mise en place
du radier béton de l’ouvrage.
Béton projeté (ou gunite)
Par voie sèche ou par voie humide
Cette technique permet des réalisations très rapides du cuvelage béton
et ce pour toute les formes puisqu’elle évit l’emploi de panneaux de
coffrage nécessaires au béton traditionnel. C’est également pour
l’entreprise une plus grande facilité de mise en œuvrer dans le cas
d’accès difficile puisqu’avec ce procédé, il est possible de véhiculer
un béton par canalisation sur une distance relativement longue (plus de
100 m).
Bloc à bancher
Voir « Agglo à bancher »
Caillebotis
Structure légère, mobile, sous forme de lames parallèles ou croisées,
en bois, plastique ou fer. Sert à la réalisation de sols de plage
piscine, fermeture de goulottes en périphérie des bassin sol sanitaire
dans les locaux annexes de piscines (douches …), etc.
Cairon
Voir « Agglo »
Carrelage
Ce revêtement de piscine nécessite un ouvrage béton totalement étanche,
à l’abri de toute fissuration ou déformation future. La conception et
la qualité de cet ouvrage imposent rigueur, compétence et budget en
conséquence. A tous les stades des travaux, l’économie ne peut être
synonyme que de déboires futurs. 2 grands types de carrelage :
les carreaux en pâte de verre, couramment de 2 x 2 cm
les carreaux céramiques (grès cérame sous diverses conceptions, faïences).
Chaînage béton
Ceinture horizontale en béton armé, principalement en haut de mur
destinée à renforcer le mur du bassin. En partie basse du mur, on parle
couramment de « semelle béton ». pour les murs constitués d’agglo avec
une hauteur dépassant 1,20 m, il est prévu également un chaînage
intermédiaire.
Chape ciment
Composée généralement de sable calibré, de ciment et d’adjuvants
divers, la chape assure la finition définitive du sol avant pose d’un
revêtement décoratif ou d’une étanchéité de type liner, membrane PVC
armé ou polyester armé. La qualité d’accrochage au support béton peut
nécessiter l’adjonction d’un produit spécial.
Coping
Bordure préfabriquée (en résine de synthèse ou aluminium de conception
américaine) qui se pose en haut d’une structure modulaire ou
éventuellement d’un mur maçonné aux lieu et place d’une margelle. Il
permet à la fois d’accrocher le liner et d’assurer la finition de la
plage (souvent plage béton + revêtement de surface). Son profil arrondi
remplace le « nez » traditionnel de la margelle.
Coque polyester
Concerne la fabrication industrielle d’un bassin monocoque livré sur
site. Sa mise en place en fond de fouille suit des prescriptions
précises. Grand choix de dimensions et de formes. Ne pas confondre ce
type de piscines avec les étanchéités effectuées sur bassins maçonnées
par la mise en œuvre de résine polyester et de fibres de verre. Ce
procédé d’application est défini par le terme « in situ ».
Coffrage perdu
Terme regroupant tous les matériaux qui reçoivent du béton et resteront
dans le sol une fois le bassin réalisé. Le fait d’être un coffrage
béton ne veut pas dire que le bassin ainsi réalisé est un ouvrage béton
monobloc. Certains coffrages peuvent en effet être conçus pour
renforcer la rigidité de la structure mais sans prétendre constituer en
eux-mêmes des murs bétons homogènes propres à une cuve béton étanche.
Ils ne servent alors dans la plupart des cas que de supports à une
étanchéité souple de type liner ou membrane PVC armé.
Débordement
Conception assurant au plan d’eau une évacuation par goulottes périphériques ou par chute d’eau sur un des côtés.
Drainage
Assure l’écoulement des eaux du sous-sol par mise en œuvre de matériaux drainants, canalisations perforées, collecteurs, …
Dressement « grosso modo »
Remise en place grossière des terres sur la propriété après fouille du
bassin. Elle ne peut prétendre à un sol fini prêt à être semé ou
planté. Cela devra être suivi de travaux de jardinage.
Enduction
Application d’une substance fluide sur un support : enduction de résine
polyester sur mat de verre, enduction PVC sur armature pour la
réalisation industrielle de certaines membranes armées…
Enduit ciment
Terme utilisé au lieu de chape pour mise en œuvre d’un mortier de ciment (à base de sable) sur les murs.
Etanchéité
L’étanchéité peut être assurée :
par la structure seule (bassin béton, coque polyester…),
par la structure complétée par une autre étanchéité rapportée –bassin béton + enduit et chape étanche ou résine pelliculaire),
par un matériau spécifique (liner, membrane PVC armé, polyester armé), la structure ne servant alors que de support.
Escalier
L’escalier est une composante de plus en plus demandée en piscine. Il
permet en effet d’y séjourner, à un chien tombé à l’eau de ressortir,
d’agrandir l’aspect plan d’eau, d’être l’occasion d’un aménagement
paysager différent, de bénéficier d’un équipement balnéo, etc.
Son positionnement est important :
toujours dans le petit bain,
le refoulement hydraulique de la filtration placé parfois dans l’une
des marches ne doit pas nuire aux mouvements d’eau de la filtration,
éviter si possible d’être face au vent dominant qui polluerait régulièrement cette zone.
Le matériau utilisé pour la construction d’un escalier peut varier selon le revêtement de la piscine.
Faïençage
Petites craquelures qui apparaissent à la surface d’un enduit, d’un revêtement.
Feutre de protection
Appelé encore « couche séparatrice », il est placé sur le sol du bassin
avant la pose du liner. Le feutre protège ce liner des agressions d’un
radier béton qui présenterait une surface insuffisamment lissée. Il
faut savoir que la présence d’un feutre peut handicaper la mise en
place d’un liner, créer des plis et des difficultés au repositionnement
du liner après la vidange d’une piscine, fragiliser ce liner lors de
choc coupant. Il est important que ce feutre soit traité vis-à-vis des
microorganismes anaérobies avant la pose du liner.
Fibres de verre
Matériau indispensable au renforcement d’une structure étanche en
polyester armé, qu’il s’agisse de coque ou d’application d’un
revêtement étanche (in situ) sur maçonnerie.
Fondation
Elément de support sur lequel le bassin vient prendre appui. C’est
pourquoi, il est indispensable pour la fiabilité de l’ouvrage de
l’implanter sur un sol naturel, non remanié, disposant d’une bonne
assise. Sur un terrain remblayé, un délai d’au minimum 10 ans devra
être respecté. En présence d’argile ou de marne, il peut être
nécessaire (après étude de sondage) de prévoir des pieux d’ancrage ; en
présence d’infiltration permanente d’eau ou d’une nappe phréatique, il
y aura lieu de prévoir un drainage, un rabattage de nappe, un puisard
sous piscine, un puits d’équilibrage à proximité, etc.
Fond du bassin
Il présente souvent un petit bain (0,80 m à 1,20 m) et un grand bassin
(1,80 m à 3 m). les cotes de profondeurs sont toujours celles du bassin
et non du niveau de l’eau (variable).
fond plat : solution adoptée généralement lorsque la piscine est
réalisée par un non –professionnel qui appréhende l’exécution d’une
fosse de plongée. Sinon, cette formule peut être rejetée :
trop de profondeur (généralement 1,50 m) tant pour les jeunes enfants,
que pour l’usager, qui après la baignade aime rester dans l’eau le
buste au soleil,
pas assez de profondeur pour plonger dans l’eau
tronc de pyramide ou pointe de diamant : désigne un fond de piscine à 4
pans renversés, l’un des pans présentant en direction du petit bain,
une pente plus douce que les 3 autres. Les murs sont en principe de
même hauteur sur toute la périphérie correspondant alors à la
profondeur de petit bain. Cette forme est souvent adoptée, répondant à
un maximum d’exigences : meilleur fonctionnement des appareils de
nettoyage automatique, résistance mécanique du radier, sécurité des
nageurs qui peuvent prendre pied en bordure du bassin, réduction du
volume d’eau, excellent placage des étanchéités souples ou semi-rigides.
Pentes composées : sur les 2 grandes longueurs du bassin, le fond ne
remonte pas (ou presque) en paroi, maintenant sur toute la largeur la
même profondeur.
Fouille
Voir « Terrassement »
Goulotte
Rigole plus ou moins grande selon l’importance du volume d’eau à
récupérer. Elle permet l’écoulement de l’eau de surface par
débordement. Se situe au niveau des plages ou en contrebas d’une paroi
de bassin.
Granulats ou Agrégats
Ensemble de matériaux inertes qui entre dans la composition des bétons
et mortiers : sable, gravier, cailloux, galets en provenance de cours
d’eau (matériaux roulés) ou de carrière (matériaux concassés ou
semi-concassés)/ les choisir non gélifs, non poreux, résistants. Ils
doivent être propres et non gelés lors de leur mise en œuvre.
Gros œuvre
Eléments constituant la structure d’une construction (fondation,
radier, mur) par opposition au second œuvre qui concerne l’achèvement
de cette construction.
Gunite
Voir « Béton projeté »
Kit
Ce terme regroupe l’ensemble d’une fourniture qui permettra la
réalisation d’une piscine par soi-même ou d’une partie (kit filtration,
kit chauffage…). Il comprend généralement : les murs du bassin, souvent
modulaires (le fond étant constitué d’un radier maçonné ou béton
réalisé sur place), l’étanchéité (liner le plus souvent), les pièces de
filtration et le groupe filtrant (pompe + filtre), le profilé
d’accrochage du liner, certains équipements (échelle, projecteur,
coffret électrique, balai aspirateur manuel , épuisette, trouve de
contrôle de traitements…). Un devis détaillé précise exactement la
composition d’un tel kit ainsi que les assistances techniques prévues :
conseils de pose sur place mais aussi certaines interventions
souhaitées par le client tels que : pose du liner, réalisation du
radier, mise en place de la filtration au local technique, essais et
mise en route, etc.
Liant
Produit qui, après évaporation ou dessication de l’ouvrage a la propriété de solidariser des agrégats : chaux, ciment, résine …
Liner
Ce terme d’origine américaine concerne une enveloppe souple
indépendante du support, étanche à l’eau, amovible (grâce à son
positionnement dans un profilé d’accrochage sous margelle). Fabriqué
industriellement à la cote du bassin ç partir d’une membrane PVC
spécial piscine par soudure haute fréquence des lés. Nécessite que les
pièces scellées dans le bassin (filtration …) soient conçues avec
brides spéciales d’étanchéité. La qualité PVC vierge ainsi que ses
composants (plastifiants, biocides, stabilisant …) sont des
caractéristiques indispensables au bon vieillissement de ce revêtement
étanche. Plusieurs couleurs unies ou imprimées sont proposées. Se
présente en épaisseur 50/100ème, 60, 75, et 85/100ème. La norme AFNOR
de septembre 2005 précise que la durée de vie usuelle d’un liner « est
de l’ordre de 5 à 15 ans sous réserve du respect des recommandations de
pose et d’entretien… dans les conditions normales d’utilisation. »
Margelle
Matériau placé en tête de mur du bassin qui assure un rôle anti vague
et permet aux baigneurs de se tenir. Une pente opposée au plan d’eau
empêche également les eaux de ruissellement de souiller la piscine.
Pour sa parfaite stabilité, il y a lieu de prévoir une assise de
largeur voisine.
Membrane armée
Etanchéité souple en PVC ou en polyoléfine et armée le plus souvent de
fibres polyester. L’assemblage est effectué sur chantier (et non en
usine) par soudure des lés à chaud (de préférence) ou à froid (solvant
au tétrahydrofurane ou THF). Cette technique permet de s’adapter aux
formes de bassin les plus diverses. Convient aussi aux rénovations de
bassins non étanches, fissurés… en lieu et place d’une étanchéité
liner. Les pièces à sceller dans le bassin (filtration, éclairage…)
doivent disposer de brides d’étanchéité identiques à celles utilisées
pour le liner.
Il existe plusieurs types de membranes :
fabrication par calandrage (2 feuilles de 75/100ème, soudées entre
elles avec l’armature polyester au milieu pour former une membrane de
150/100ème),
fabrication par enduction : l’armature polyester reçoit sur chaque face
le PVC liquide pour former une seule épaisseur de 120/100ème ou
150/100ème.
On rencontre des différences de prix en fonction de la matière
utilisées mais aussi et surtout de la technique de pose qui varie selon
le professionnalisme la conception de mise en œuvre et le sérieux du
technicien.
Maître d’ouvrage
Celui qui commande un ouvrage à une entreprise
Maître d’œuvre
Celui à qui le maître d’ouvrage confie la conception, l’étude, la
direction des travaux : architecte, ingénieur conseil, entreprise.
Modules piscine
Eléments constituant la structure verticale du bassin. Ces piscines
dites industrialisées utilisent généralement une étanchéité souple,
indépendante (liner ou membrane PVC). Divers matériaux : acier protégé
(galvanisation, galfan, alu/zinc, PVC), aluminium, PVC, résines sous
diverses conceptions de fabrication industrielle, bois, béton …
Moellon
Voir « agglo »
Monocoque
Voir « coque polyester »
Mortier ciment
Mélange de ciment, sable, eau et éventuellement adjuvant (hydrofuge,
accélérateur ou retardateur, plastifiant, résine d’accrochage…)
Mortier normal : 1/3 m3 ciment pour 1 m3 de sable (le ciment remplit
les vides du sable, ainsi 1 m3 de sable + 1/3 m3 ciment = 1 m3 de
mortier)
Mortier maigre : le volume du ciment est inférieur au volume des vides.
Mortier gras : le volume du ciment est supérieur au volume des vides.
Les mortiers concernent : enduit des murs, chape des sols, liaison des
matériaux (agglo, pierre, margelle, scellement des pièces …).
Qualités demandées : résistance à l’écrasement, adhérence aux
matériaux, imperméabilité ou non, absence de retrait (fissure,
faïençage …), mise en œuvre pour obtenir un enduit ou une chape
talochée ou lissée…
Mur
Paroi verticale d’un bassin destinée à délimiter son espace et à recevoir les poussées latérales.
La pression de l’eau sur les parois augmente régulièrement pour atteindre son maximum au bas de ces parois.
Ainsi, le calcul de la pression sera :
P (poussée au m²) et h (hauteur de l’eau)
Soit pour une hauteur d’eau de 1m, la pression en bas de paroi est :
P : 1000 kg (poids du m3 d’eau) x 1 m = 1000 kg de pression au m².
Beaucoup de paramètres interviennent dans la conception de ce mur selon :
hauteur des parois
bassin enterré ou non,
maintien de la piscine pleine durant les périodes de gel et en présence de sol gonflant (pouvoir important de poussée),
conception étanche ou non de la structure de bassin.
Les parois béton auront au minimum 0,15 m d’épaisseur (pratiquement
0,20 m est retenu), celles en agglo ou en bloc à bancher : 0,20 m
jusqu’à 1,50 m de mur et 0,27 m au-delà, quant aux agglo creux
classiques : 0,20 m jusqu’à 1,20 m. au-delà, on utilisera des piliers
raidisseurs et chaînage béton intermédiaire.
Quant aux parois modulaires ou panneaux : jambe de force ou raidisseur
béton (selon les conceptions), blocage béton à l’arrière au bas des
panneaux, remblaiement périphérique en agrégats compactables et
stables, hauteur des panneaux ne dépassant pas 1,20 m sauf conception
particulière pour compenser les risques de poussée.
Une ceinture raidisseuse en béton armé sur la partie haute, ou tout dispositif équivalent « couronne » généralement l’ouvrage.
Nappe phréatique
La présence d’eau souterraine nécessite d’intervenir avant le début des travaux piscine. Plusieurs solutions :
drainage gravitaire (si la pente du sol le permet),
drainage avec exutoire,
drainage avec puits de contrôle et de pompage,
puisard sous piscine avec colonne de pompage sur plage (permet les
travaux et souterraine avant de procéder à la vidange du bassin),
rabattage de la nappe phréatique par tubes piézométriques, durant toute la durée du chantier.
Niveau zéro
Repère déterminé avant le début des travaux pour définir les divers
niveaux de la construction : bassin, margelle, plage, local technique
par rapport aux éléments proches existants, bâtiments principal,
dépendances, plantation…
Panneaux
Voir « modules piscine »
Parpaings
Voir « agglo »
Pataugeoire
Petit bain avec faible profondeur d’eau (40 cm maxi), filtré, destiné aux jeunes enfants
Pâte de verre
Voir « carrelage »
Pédiluve
Bain de pied placé à l’entrée de la plage/piscine. En piscine
collective, il constitue un point de passage obligé, en principe
incontournable. Généralement, une petite arrivée d’eau continue et un
trop plein permettant de maintenant une eau propre renforcée par un
système désinfectant (porte galet de chlore, etc).
Peinture
Il est conseillé de n’appliquer une peinture que dans un bassin ne
disposant d’aucun joint et dont la structure ne présente pas de
fissures, faïençage, décollement d’enduit… sur surface propre, lisse.
peinture au ciment : s’applique sur parois humides, économique, se renouvelle tous les 1 ou 2 ans.
Peinture caoutchouc chloré : facile d’application, pas de durcisseur,
sur parois sèches, température 10 à 25°C. Une nouvelle couche tous les
3 à 5 ans.
Résines (époxy, polyuréthane, acrylique) : ne pas confondre ces
peintures-résines qui constituent un léger film d’imperméabilisation,
avec les résines polyester qui renforcées de fibres de verre créent une
véritable structure étanche.
Petit bain
Voir « fond du bassin »
Pièces à sceller
Equipements indispensables à : la filtration (skimmer, aspiration de fond ou de paroi, refoulement, prise balai …), la balnéo, l’éclairage de l’eau (projecteur subaquatique), la nage à contre courant, certains systèmes de nettoyage automatique.
Pour les revêtements liner, membrane armée, polyester armé, il est
indispensable que ces pièces disposent de brides spéciales d’étanchéité
avec joints.
Pilier raidisseur
Pilier vertical réalisé tous les 3 m environ et dans les angles en renfort des murs de hauteur supérieure à 1,20 m.
Pour des piscines enterrées (dans des sols stables) avec des murs agglo
jusqu’à 1,20 m (chaînage béton armé compris) la poste par croisement
des blocs est conforme aux normes de résistance des murs à la
compression et ne nécessite ni pilier raidisseur ni chaînage béton armé
intermédiaire.
Piscine
Bassin artificiel étanche dans lequel se pratiquent les activités
aquatiques et dont l’eau doit être filtrée, désinfectée et
désinfectante.
Plage immergée
Zone locale de la plage immergée par l’eau de la piscine ; un élément
constitutif de certaines piscines paysagères. Sa réalisation doit :
résister aux poussées de sol pendant les gels, aucun masse d’eau importante ne protégeant cette partie du bassin,
disposer d’un système hydraulique de filtration efficace, cette zone
sensible du plan d’eau piscine étant favorable aux algues et pollutions
diverses,
avoir un revêtement antidérapant (et non gélif), facile d’entretien
pour éviter que la présence d’algues n’entraîne une glissade dangereuse.
Polyester stratifié
Résine thermo durcissable renforcée de fibres de verre donnant au
stratifié sa rigidité et une possibilité d’épaisseur importante.
S’utilise soit pour la réalisation d’une monocoque soit pour étancher
un ouvrage en maçonnerie.
Le choix des résines utilisées (isophtalique, vinylester …) et du type
d’armature, les techniques et conditions de réalisation, la
qualification du personnel d’application et le budget consacré feront
de ce procédé high tech, un succès ou un échec.
Profilé d’accrochage
Voir « accrochage liner »
Puisard
Réservoir naturel rempli de cailloux, réalisé dans le sol au niveau
inférieur, au point le plus bas du bassin et destiné à recevoir les
eaux souterraines. Voir également « nappe phréatique ».
Radier
Sol résistant pour fondation et forme du fond de la piscine,
généralement constitué de béton, armé ou non (selon la nature du sol et
le type d’étanchéité).
Epaisseur minimum d’un radier béton armé : 12 cm, qui repose souvent
sur un béton de propreté de 5 cm, mais la conception du radier varie
considérablement selon divers paramètres : sol, type de piscine et
d’étanchéité.
Les matériaux béton, mortiers de ciment, ferraillage et autres
armatures (fibres polypropylènes ou métalliques …) seront ou non les
composants de ce radier qui dans beaucoup de cas ne servira que de
support et de forme mais non d’étanchéité.
Ragréage
Application d’une très fine couche d’un mortier spécial destinée à
supprimer les irrégularités ou les défauts de la structure avant la
pose d’un revêtement.
Remblaiement périphérique
Mise en place de matériaux dans la zone extérieure du bassin une fois
l’ouvrage achevé. Poste particulièrement important du fait de :
la protection des canalisations en place (verticales et horizontales),
la poussée des sols après remblaiement tant du fait de leur nature (argile gonflante …) que du gel,
la stabilisation de ce remblai pour la pose des dalles de plage.
S’il est impératif que les canalisations soient « enrobées » d’un
agrégat compactable et de fine granulométrie servant de calage (sable,
gravillon sableux …), il est toujours souhaitable que l’ensemble de ce
remblai soit apte à se compacter et se stabiliser rapidement tel un
tout-venant sablo-graveleux propre, à courbe granulométrique constante.
Ce type de matériau est encore plus nécessaire en remblaiement de piscines modulaires constituées de panneaux acier, alu…
La non agressivité de ce remblai (rivière de préférence), ni acide, ni alcalin, garantit la pérennité de cette structure.
Résine
Voir « peinture » et « polyester »
Safety ledge
Voir « banquette »
Semelle béton
Partie servant de support en fondation sous un mur. Existe également en
bas de mur à l’extérieur du bassin pour recevoir le réseau hydraulique
de la filtration afin d’éviter des ruptures ultérieures par tassement
du sol.
Silico marbreux
Mélange de ciment blanc, poussière de marbre et adjuvants pour réaliser un enduit ciment de finition.
Technique délicate d’application qui nécessite une qualification certaine.
Terrassement (fouille)
Avant de commencer les travaux, il est important d’indiquer au
terrassier la présence ou non de canalisations enterrées (eau, gaz,
électricité, téléphone, arrosage) ainsi que d’autres ouvrages : fosse
septique, puits perdu, assainissement, anciennes fondations, etc.
L’emprise d’un terrassement de piscine nécessite généralement au
minimum 1 m de plus sur la longueur et largeur du bassin terminé (0,50
cm de chaque côté).
Terre végétale (couche superficielle) et autres terres seront stockées séparément.
S’il est nécessaire d’évacuer les déblais, il y a lieu de prévoir
qu’après terrassement, le volume extrait représente au minimum 30%
supplémentaires dus au « foisonnement » naturel de la terre
Le "lexique de la construction piscine" est tiré de l'excellent magazine La Piscine : sa construction (Hors Série - mars 2008)
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